Archives · Sculpture animalière · 1992–1993
Avant les mondes futurs, il y eut le regard porté sur les animaux disparus.
Ce reportage conserve la trace d’une période où l’argile, l’anatomie comparée et l’observation guidaient déjà mon travail. Bien avant les espèces spéculatives, je cherchais à redonner une présence aux formes ensevelies dans le temps.
- Document
- Reportage télévisé
- Réalisation
- Philippe Bouyer
- Production
- Revfilms
- Diffusion
- Canal+ · 1992–1993
Une strate personnelle
Un peu de préhistoire, ma préhistoire.
En quête d’espace numérique, j’ai plongé dans les méandres de mes disques durs. Parmi ces téraoctets d’archives, j’ai exhumé un vestige oublié, la trace d’une vie professionnelle que je croyais presque enfouie. Une époque où j’étais sculpteur d’animaux disparus et où chaque volume naissait d’un dialogue patient entre données scientifiques, interprétation et matière.
Retrouver ces images ne consiste pas seulement à regarder en arrière. Elles révèlent les racines d’une démarche qui, depuis, s’est déplacée vers l’évolution spéculative, la xénobiologie et les futurs possibles du vivant.
Les outils changent. Le besoin de comprendre une anatomie avant de lui donner forme demeure. Note d’atelier · Marc Boulay
Document audiovisuel
L’œil du Dinosaure.
Mémoire analogique
Une image marquée par son propre vieillissement.
La définition et les altérations visibles proviennent des techniques de transfert de la VHS vers le numérique, encore imparfaites au moment de la conversion. Elles appartiennent désormais au document autant que les images elles-mêmes.
La cassette originale a poursuivi son inéluctable dégradation. Ce fichier n’est donc pas seulement l’enregistrement d’un reportage. Il conserve également la mémoire fragile d’un support analogique et d’une époque de mon parcours.
