Paléoart · Phytosauria · 2015-2026
Dix ans entre le fossile et la lumière.
Modélisé en 2015, texturé en 2018, puis laissé en sommeil, cet Angistorhinus retrouve en 2026 un nouvel espace de recherche visuelle. Son anatomie n’a pas été réinventée. Ce sont la matière, la lumière et l’atmosphère qui ont changé.

2015
Modéliser
Construire les volumes à partir des données ostéologiques disponibles et d’une lecture biomécanique comparative.
2018
Texturer
Donner au modèle une surface, une densité et les traces d’une histoire corporelle plausible.
2026
Rééclairer
Reprendre l’image avec de nouveaux outils pour travailler la matière, la profondeur et l’atmosphère.
Archives réactivées
Le modèle n’était pas achevé. Il attendait son prochain regard.
À mon retour du Maroc, pour un projet encore confidentiel, j’ai exhumé cette reconstitution de mes archives. Elle offrait un terrain d’étude idéal pour mesurer ce que les outils actuels pouvaient apporter à un modèle ancien sans en altérer la structure.
Cette reprise ne cherche pas à effacer les choix de 2015. Elle met en relation deux époques de travail, deux états de la technique et une même exigence de cohérence anatomique.
Repère scientifique
Un phytosaure, pas un crocodilien.
Angistorhinus appartient aux phytosaures, un groupe d’archosauriformes du Trias supérieur. Sa silhouette présente une convergence remarquable avec celle des crocodiliens, mais sa lignée et plusieurs caractères de son crâne sont différents. La position reculée des narines, près des orbites, constitue notamment l’un de ses signes anatomiques les plus distinctifs.
Données du projet
- Taxon
- Angistorhinus
- Groupe
- Phytosauria
- Période
- Trias supérieur
- Modèle
- ZBrush, 2015
- Textures
- 2018
- Reprise
- Rendu assisté, 2026
Études de lumière
Deux angles, une même anatomie.


L’IA comme instrument optique
L’anatomie demeure. Le rendu change de profondeur.
Dans cette nouvelle phase, l’intelligence artificielle générative ne détermine ni le squelette, ni les proportions, ni les choix anatomiques. Guidée par mes directives, elle agit sur la matière, la lumière et l’atmosphère, tout en réduisant les temps de calcul nécessaires à l’exploration visuelle. Elle devient un outil de rendu au service d’un modèle construit et pensé en amont.
