Journal de recherche

Metoposaurus algarvensis 2026

Paléoart · Trias supérieur · Algarve

Reconstruire un métoposauridé, du fossile au mouvement.

Commencée en 2011, ma reconstitution de Metoposaurus algarvensis s’est transformée au fil des études, des volumes numériques et des premières tentatives d’animation. Quinze années séparent les premiers travaux de cette nouvelle exploration visuelle.

Espèce
Metoposaurus algarvensis
Groupe
Temnospondyli
Période
Trias supérieur
Provenance
Algarve, Portugal
  1. 2011 Premières recherches et premières formes.
  2. 2013 Nouvelle interprétation anatomique.
  3. 2015 Reconstruction numérique aboutie.
  4. 2017 Premières expérimentations animées.
  5. 2026 Nouvelle étude du rendu et du mouvement.

Une anatomie reconstruite par étapes.

Décrit au Portugal par S. L. Brusatte, R. J. Butler, O. Mateus et J.-S. Steyer, cet amphibien fossile appartient aux métoposauridés. Son crâne large et aplati, ses mâchoires allongées et son mode de vie principalement aquatique orientent la silhouette générale, sans résoudre automatiquement chaque détail de son apparence.

Le travail paléoartistique consiste à relier les données disponibles par une forme cohérente. Chaque version permet de réexaminer les proportions, les volumes, la pose et l’intégration de l’animal dans son milieu. Les images successives ne remplacent donc pas les précédentes. Elles conservent la mémoire d’un raisonnement en évolution.

Une reconstitution ne clôt pas le passé. Elle rend visible l’état présent d’une hypothèse. Quinze années de recherche visuelle

Reconstitution et direction artistique : Marc Boulay Lecture volontaire · Son activable dans le lecteur

Donner du mouvement à une reconstruction ancienne.

En 2026, j’ai repris ce travail afin d’explorer les possibilités offertes par les outils d’imagerie générative. J’ai ajusté les éclairages et la direction artistique avec Krea, puis expérimenté l’animation à l’aide de Flow et de Meta. Ces outils prolongent la recherche visuelle, mais ne se substituent ni à l’étude anatomique, ni aux choix artistiques qui structurent la représentation.

Les résultats demeurent encore en deçà du degré de maîtrise que je recherche. Leur progression laisse néanmoins entrevoir des méthodes capables de tester plus rapidement une ambiance, une attitude ou un déplacement, puis d’en évaluer la cohérence avant une production plus approfondie.

Référence scientifique : Brusatte, Butler, Mateus & Steyer, 2015, Journal of Vertebrate Paleontology.