
Carnets de Voyages Stellaires · Europe · Archive de terrain
Omina baeli
Exobionte n° 25Long de quelques centimètres, Omina baeli dérive dans les eaux sombres d’un océan sous-glaciaire. À mesure que les individus grandissent, leurs structures minéralisées s’imbriquent et transforment une population dispersée en une architecture commune.
Description de l’espèce
Une colonie construite par la croissance.
Omina baeli est un petit exobionte pélagique. Il évolue en pleine eau et filtre les particules en suspension. Sa structure externe, hérissée de longues épines, évoque certaines coquilles de gastéropodes marins terrestres sans en reproduire l’organisation.
Chaque individu conserverait son propre corps mou. En revanche, les parties minéralisées se rejoindraient progressivement et formeraient une bioconstruction coloniale compacte. L’ensemble fonctionnerait comme un habitat partagé, à la fois protection, surface d’échange et mémoire matérielle de la croissance du groupe.
- Monde
- Europe
- Milieu
- Océan sous-glaciaire
- Mode de vie
- Pélagique et colonial
- Régime
- Filtration de particules
Ici, la colonie ne se rassemble pas autour d’un abri. Elle devient elle-même l’abri.
Omina baeli · Conception et images : Marc Boulay Exobionte n° 25
Observation simulée
Étudier la forme par le mouvement.
Séquence exploratoire · 12 secondesL’animation permet d’éprouver la silhouette autrement que par une image fixe. Elle révèle l’équilibre entre la masse centrale, les prolongements épineux et les surfaces susceptibles d’interagir avec le courant.
Cette mise en mouvement ne constitue pas une validation biologique. Elle agit comme une expérience visuelle, destinée à repérer les incohérences et à faire émerger de nouvelles questions anatomiques ou comportementales.
Études et processus
De la sculpture numérique à l’objet naturaliste.




