Exploration spéculative de biomes hyper-salins

Les études nées en marge racontent souvent d’autres possibles. Elles sont ces dérives silencieuses où l’imaginaire cadré explore des terres qui pourraient exister.

Devant l’objectif, les déserts salins se déploient comme les cartographies d’un futur minéral. Les cristaux s’y multiplient, s’organisent, se fracturent — témoins d’une lente morphogenèse où la matière semble se souvenir de l’eau disparue. Chaque surface évaporitique devient une archive de pressions, une mémoire géologique des équilibres rompus.

Ces esquisses vidéo, fragments d’un futur hypothétique, poursuivent leur vie dans mes carnets et mes recherches visuelles. Elles prolongent une question obstinée : comment la vie pourrait-elle s’adapter lorsque l’eau cesse d’être fluide pour ne devenir qu’un souvenir cristallisé ?

Bien qu’écartées du corpus principal d’un important projet en cours, ces études demeurent essentielles pour moi : comprendre comment tout système écologique, confronté à ses limites, invente de nouvelles formes de persistance.

Ces exercices de pensée, ces figures stylistiques, nourrissent cette obsession ancienne : imaginer ce que la Terre pourrait devenir… ou ce que la vie pourrait être, ailleurs.

Musique : “Dune” — Ivan Selivanov, Audioknap, Pixabay