Lithobionta opalusmirabilis
Carnets de Voyages Stellaires et autres souvenirs de terrains
Lithobionta opalusmirabilis
Dans mes errances immobiles à travers l’espace, j’ai contemplé des paysages d’une étrangeté presque irréelle où le temps semble suspendu dans une respiration minérale. Parmi les trésors rapportés de ces survols silencieux, Lithobionta opalusmirabilis s’impose comme un organisme défiant les combinaisons usuelles du vivant.
À mi-chemin entre le minéral et le biologique, Lithobionta opalusmirabilis semble sculpté par les vents d’un autre temps. Cet organisme, des plus étranges, émerge des plaines silencieuses tel un vestige cristallin, mi-fossile, mi-végétal, comme si la pierre elle-même avait tenté une lente métamorphose vers la vie.
Ses formes hésitent entre le chaos et l’équilibre, évoquant à la fois les volutes capricieuses des lichens terrestres et l’élégance arquée des frondes de fougères forestières. Son corps capte et diffracte la lumière, variant au gré des fluctuations atmosphériques, passant de l’opalescence laiteuse aux reflets d’ambre.
Presque immobile, Lithobionta opalusmirabilis s’ancre dans ce paysage comme une frontière entre deux règnes. Ses excroissances, tels des doigts translucides, s’entrelacent en un fragile réseau ordonné, une danse à peine esquissée, figée dans un délicat équilibre.
Sur cette lune lointaine, les lacs pourpres s’étirent sous un ciel constellé, miroitant les couleurs d’un monde étranger, tandis que l’eau entourant cette espèce, imprégnée de sels étrangers à notre tableau périodique, offre quelques teintes particulièrement singulières…

